Le problème de l’échec, c’est que s’il n’est pas bien géré, il peut causer de graves dommages à votre vie ou à votre potentiel. Un gros échec mal géré peut vous mettre en faillite sur le plan financier ou émotionnel, vous enfermer pour toujours dans votre zone de confort, ou même vous faire abandonner alors que le succès est à portée de main.

Vers la résilience

Quand nous n’avons jamais échoué à quoi que ce soit, nous nous sentons invincibles. L’échec nous permet de nous confronter à la réalité. Tout comme les tempêtes, les tremblements de terre et les tsunamis, nos échecs nous rappellent que nous n’avons pas le contrôle sur l’ensemble de notre environnement.

Quand nous échouons, nous pouvons aussi prendre un nouveau départ. C’est pourquoi, nous ne voyons pas nécessairement ce qu’il y a de bon dans un échec immédiat. Pourtant, cela nous donne l’occasion d’appuyer sur le bouton redémarrer pour reconsidérer la situation selon un angle plus opportun.

Il faut beaucoup de courage pour faire face à l’échec et se relever. L’échec nous apprend à être courageux puisque quand nous n’avons plus rien à perdre, nous ne pouvons qu’envisager la réussite et le succès.



Pensées négatives ou anticipation de l’échec à venir ?

Il y a une énorme différence entre le fait de se préparer à l’échec et celui de penser que l’on va forcément échouer. Lorsque vous êtes négatif, vous attirez le négatif à vous et freinez votre croissance individuelle. Une stratégie globale de développement personnel ne peut pas être mise en place quand on est pollué par des pensées négatives. Par contre, on peut anticiper d’un point de vue pratique les difficultés que l’on va rencontrer et les échecs qui pourraient se présenter. D’une certaine façon, se préparer à l’échec encourage à progresser puisque cela dissipe la peur qui vous empêche d’avancer.

Lorsque nous partons de l’hypothèse que nous allons échouer, il est difficile de savoir par où commencer – après tout, quoi que nous fassions, il est peu probable que cela fonctionne de toute façon. Mais, lorsque nous partons de l’hypothèse que nous réussirons, nous pouvons définir ce que nous devons faire pour nous mettre en mouvement et ce qui va nous ralentir. L’hypothèse de réussite est source de motivation, et le fait d’identifier ce qui se produira nous permet d’avoir une vision claire et des objectifs à atteindre.

Pour être plus explicite, se préparer au pire quand on prend un risque ne consiste pas à « dramatiser » les potentiels dommages, à se convaincre de ne pas agir du tout ou à s’arrêter aux pensées négatives. Il s’agit de vous protéger. Ainsi, il faut s’assurer de prendre un risque intelligent et que cela ne vous prendra pas une décennie pour vous sortir du pétrin en cas d’échec imprévu.

Maîtrisez votre hubris

Reconnaître la possibilité d’un échec peut vous empêcher de vous reposer sur vos lauriers. A titre d’exemple, dans l’entrepreneuriat, s’efforcer d’appréhender l’échec évite de laisser le succès mener à la vanité. Les spécialistes parlent souvent d’hubris à la place du mot vanité. Pour faire simple, c’est un terme qui était utilisé dans la littérature grecque antique pour identifier ceux qui par leur orgueil voulaient être l’égal des dieux. Souvent, ils étaient punis tel Icare qui voulut voler trop près du soleil.

Je fais une petite digression pour indiquer que je suis satisfait d’avoir ajouté un peu de culture dans mes billets de blogs qui en manquent cruellement. A l’avenir j’essaierai de partager avec vous quelques éléments de mes lectures. N’hésitez pas à m’indiquer en commentaire si cela est une bonne idée. J’ai aussi écrit une page à propos bien particulière. Vous avez le droit d’aller la consulter pour en apprendre davantage sur moi. Fin d’une digression qui se voulait utile.

Échouer, c’est ne pas réussir. C’est donc se priver du sentiment de réussite, de victoire, de fierté et d’estime de soi. Être conscient du manque de ces sentiments suffit déjà à nous rendre malheureux. Les humains, aussi imparfaits soient-ils, ont tendance à éviter les émotions négatives, les expériences désagréables et tout ce qui peut les blesser.

L’échec émotionnel

Nous avons tendance à considérer tous les échecs sous le même angle : nous avons fait quelque chose de mal, nous n’avons pas réussi, point final. Bien des gens s’accrochent encore à cette perception superficielle, même si elle est tout à fait injustifiée. Il y a de nombreuses façons d’échouer et il est important de prendre un moment pour y réfléchir. Un échec n’induit pas seulement une absence de réussite, mais il implique également une sensation malfaisante qui vous envahit de l’intérieur. Dans la plupart des structures et organisations sociales accepter et admettre l’échec signifie intégrer un sentiment de culpabilité qui nous opprime. C’est la raison pour laquelle, il faut toujours beaucoup de courage pour entrevoir l’échec comme une occasion d’apprentissage.

Pour être encore plus clair à ce sujet, l’échec et la faute sont virtuellement inséparables dans la plupart des foyers, des organisations et des cultures. Chaque enfant apprend à un moment donné qu’admettre l’échec, cela signifie assumer ses responsabilités. C’est pourquoi très peu d’organisations ont adopté une culture qui favorise un comportement favorisant la sécurité psychologique d’un apprentissage qui permettrait de tirer pleinement profit de l’échec.

En matière d’échec, nos egos sont nos pires ennemis. Dès que les choses tournent mal, nos mécanismes de défense entrent en jeu, nous incitant à faire ce que nous pouvons pour sauver la face. Pourtant, ces réactions tout à fait normales (le déni ou la poursuite de nos pertes) dévastent notre capacité d’adaptation.

Se retourner et reprendre la barre

L’échec ne signifie pas obligatoirement que votre idée n’était pas valable ou que votre rêve n’est pas réalisable. L’échec signifie simplement que vous devez apprendre de nouvelles choses ou vous orienter dans une autre direction. Même lorsque l’on échoue, il est possible de recommencer. Rien n’est immuable et votre volonté vous conduira à la réussite si c’est ce que vous voulez vraiment.

L’échec constitue une opportunité de réévaluer votre raisonnement. Ainsi, on peut penser aux sportifs qui disent qu’ils « reviendront plus fort ». Cela ne veut pas dire qu’ils continueront à travailler dans la même direction. Les sportifs apprennent de leurs échecs. Quand l’équipe de France de football perd la finale de l’euro à domicile en 2016, l’entraineur analyse cet échec et ceux qui ont vécu cet événement reviennent mieux préparés pour gagner la finale du mondial en Russie.

La vie exige souvent des stratégies différentes. Parfois, vous devez faire preuve d’une confiance inébranlable et doubler vos efforts. Parfois, il faut renoncer à ce qui ne fonctionne pas et essayer quelque chose de nouveau. La difficulté est de savoir dans quel cas il faut abandonner ou s’en tenir à sa stratégie initiale.

Foncez dans le mur avec enthousiasme

Un échec n’est qu’un retour d’information (un feedback) sur la manière de perfectionner votre projet quel qu’il soit. On ne peut jamais envisager les choses parfaitement. Je pense intimement que c’est cette impossibilité d’anticipation qui rend la vie si excitante. En effet, ne pas savoir quel va être le chemin que nous emprunteront entre un point A et un point B est exaltant. Parfois, le processus d’apprentissage nous semblera bien long. Pour certaines personnes, les échecs sont moins nombreux. Pour autant, il vous faudra rester focus sur votre objectif, car il s’agit de la clef de votre réussite.

De plus en plus de gens échouent non pas parce qu’ils manquent de connaissances ou de talent, mais parce qu’ils abandonnent tout simplement. Il est essentiel de se remémorer deux mots : persistance et résistance. Persistez dans ce qui doit être fait et résistez à ce qui ne doit pas être fait.

Essayez de nouvelles approches. La persévérance est importante, mais répéter les mêmes actions encore et encore, en espérant que cette fois vous réussirez, ne vous rapprochera probablement pas de votre objectif. Examinez vos efforts infructueux antérieurs et décidez de ce que vous voulez corriger. Continuez à faire des ajustements et des corrections à mi-parcours, en vous servant de votre expérience comme guide.

L’échec en pratique

Essayez d’analyser correctement la situation. Que voulez-vous réaliser ? Quelle est votre stratégie ? Pourquoi cela n’a pas fonctionné ? Considérez-vous vraiment le problème convenablement ? Par exemple, quand on a besoin d’argent, nous disposons de davantage d’options que d’augmenter nos revenus. Vous pourriez également réduire vos dépenses.

Pensez à ce que vous essayez vraiment de faire. Établissez une liste des actions à mettre en œuvre et prenez l’avis d’un tiers, d’une personne extérieure. Le mieux est de faire le choix d’une personne que ne sera pas naturellement bienveillante envers vous. Elle pourra poser un œil neuf et objectif sur les solutions que vous souhaitez implémenter. L’échec est bel est bien un professeur. Il vous enseigne une précieuse expérience qui vous aidera à atteindre vos prochains objectifs.

Quand nous pensons à l’échec, nous voyons les choses sous un jour négatif. On dit que l’échec est douloureux et qu’il cause des désordres et des perturbations émotionnelles, et qu’il inflige des soubresauts de culpabilité. Mais, pour ceux qui ont connu le véritable échec et qui s’en sont remis, il est évident que l’échec est nécessaire au succès.

La Plume de DevPerB